Rapport des pêches électriques de sondage réalisées sur l’amont de l’Orvanne

 

Dans le cadre de la mise en place du Plan de Gestion Piscicole (PGP) de l’Orvanne, la Fédération de Seine-et-Marne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique a réalisé des prospections de janvier à mars 2017, dans le but d’inventorier les secteurs favorables à la reproduction de la truite commune (Salmo trutta L.), à partir de critères hydromorphologiques (granulométrie, colmatage et vitesse d’écoulement). Par la suite, des inventaires piscicoles par sondage ont été effectués en juin 2017, au droit des sites identifiés comme zone de frai potentielle.

L’objectif est de mettre en évidence la reproduction de la truite commune et de caractériser la communauté piscicole environnante.

Le rapport est téléchargeable ici : vous pourrez également trouver des informations générales sur l’espèce que l’on retrouve dans d’autres rivières classées en première catégorie en Seine-et-Marne et pour lesquelles d’autres études sont en cours.

Résultats de cette étude :

Dans un premiers temps, elle a permis de définir de manière globale les espèces présentes sur cette partie amont du bassin versant de l’Orvanne, entre le pont de la Fondoire sur la commune de Villecerf et jusqu’à la limite départementale au moulin de Bichot sur la commune de Blennes :  treize espèces piscicoles et une espèce astacicole (écrevisses). La présence de certaines espèces d’eau calme comme le gardon ou la brème commune, s’explique notamment par la connexion de plans d’eau avec la rivière.

Elle a aussi permis d’affiner l’aire de répartition de l’écrevisse signal, qui jusqu’à présent, n’avait été contactée qu’au niveau du lieu-dit « Bichereau » sur la commune de Thoury-Férottes. Celle-ci a
colonisé tout l’amont du bassin versant de l’Orvanne dans sa partie Seine-et-Marnaise. Cependant le protocole de pêche par sondage ne donne qu’une image partielle de la communauté piscicole. Il se peut donc que certaines espèces n’aient pas été capturées lors de cette étude.

Dans un deuxièmes temps, cela a permis d’identifier de sites de frai potentiels et de mettre en évidence la reproduction de la truite commune pour l’année n et n-1 sur l’amont de l’Orvanne. Il est à noter que même si l’étiage automnal a été relativement sévère, ce qui a pu décaler la période de frai, la quasi-absence de crues en hiver a permis le bon développement des pontes, ce qui a contribué au fort succès de reproduction de l’espèce pour cette année. En effet, les autres réseaux de suivi piscicole des départements limitrophes indiquent un fort recrutement en truitelles pour cette année.

Cependant, les densités de truites communes (toutes tailles confondues) observées cette année sur l’Orvanne amont (densité max : 1 individu / min), sont bien en-dessous de certains affluents du Petit Morin (densité max : 5 individus / min). Les frayères à truites communes de l’Orvanne amont sont donc loin d’avoir un fonctionnement optimal.

À partir des résultats de cette étude, des actions de conservation et de restauration de ces secteurs seront mises en place et inscrites dans le Plan de Gestion Piscicole de l’Orvanne.