RADIOPISTAGE DES BROCHETS SUR LA SEINE : DE BRAY-SUR-SEINE À VILLIERS-SUR-SEINE

Durant le XXe siècle, 67% des zones humides ont disparu en France. La diminution de ces biotopes, véritables réservoirs accueillant une multitude d’espèces, a eu un impact considérable sur la biodiversité.

Au niveau piscicole, ces zones humides sont indispensables pour accomplir l’intégralité des cycles de développement de certaines espèces de poisson. C’est notamment le cas du brochet qui a besoin d’accéder à ces zones afin de se reproduire. Seulement, la destruction de ces sites et leur déconnexion au réseau hydrographique sont à l’origine du déclin de sa population. C’est une des raisons pour lesquelles le brochet a le statut d’espèce vulnérable en France. Sa présence témoigne donc du bon état du milieu. On parle d’une espèce « parapluie » ou « bio-indicatrice ».

Afin de le préserver, de nombreuses actions sont entreprises par les gestionnaires et scientifiques dans le but de mieux connaître sa dynamique de population, ce qui permettra d’orienter les efforts de gestion à travers la mise en place d’actions de restauration et d’entretien. Mieux connaître pour mieux protéger !

C’est pourquoi, la Fédération de Seine et Marne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (FDAAPPMA 77) et l’Union de Bassin Seine-Normandie (UBSN) mènent une étude sur le brochet de la Seine, entre Bray-sur-Seine et Villiers-sur-Seine. Celle-ci se déroulera de l’automne 2019 et l’été 2020. Le but ? S’appuyer sur les déplacements et les besoins de l’espèce pour identifier les zones humides à restaurer en priorité parmi celles inventoriées lors de l’étude de 2016, et évaluer l’efficacité des travaux de restauration déjà réalisés.

Comment ? Les brochets sont marqués en interne par des radio-émetteurs et en externe par une marque appelée « spaghetti » insérée au niveau de la nageoire dorsale comportant un numéro d’identification, et seront suivis par radiopistage. De plus, Il y a également quelques silures marqués de la même façon, afin de commencer à acquérir des données pour cette espèce sur ce secteur de la Seine.

SI VOUS CAPTUREZ UN BROCHET OU UN SILURE MARQUÉ,

Contacté nous par téléphone (01 64 39 03 08) ou par mail (milieu.aquatique@federationpeche77.fr)

Afin de préciser le lieu de capture, le numéro sur la marque et la taille du poisson.

POUR LE BON DÉROULEMENT DE L’ÉTUDE, REMETTEZ LE POISSON À L’EAU !

MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

Les appuis financiers : l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN) et la Fédération Nationale la Pêche en France (FNPF)

Contact : milieu.aquatique@federationpeche77.fr / 01 64 39 03 08

 

CONNAÎTRE LA CROISSANCE DU BROCHET EN SEINE : L’ÉTUDE SCALIMÉTRIQUE

En complément de l’étude radiopistage, la Fédération de Seine et Marne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (FDAAPPMA 77) et l’Union de Bassin Seine-Normandie (UBSN) réalise également une étude scalimétrique sur le brochet en Seine.

QU’EST-CE QU’UNE ÉTUDE SCALIMÉTRIQUE ?

La scalimétrie est une méthode permettant de déterminer l’âge d’un poisson à partir des stries de croissance d’une écaille. Il sera également possible de déterminer la taille de la première reproduction.

COMMENT PARTICIPER ?

Les pêcheurs souhaitant participer peuvent nous transmettre des échantillons d’écailles prélevées sur les brochets capturés en Seine.

Si vous souhaitez contribuer à cette étude, vous trouverez ci-dessous les indications à respecter :

MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

Les appuis financiers : l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN) et la Fédération Nationale la Pêche en France (FNPF)

Contact : milieu.aquatique@federationpeche77.fr / 01 64 39 03 08

 

ETUDE DES FRAYÈRES A BROCHETS SUR LES AXES NAVIGABLES DE SEINE-ET-MARNE

Autrefois bien représenté dans nos cours d’eau, le brochet a fortement décliné ces dernières décennies. Ce constat malheureux est à mettre en lien avec la forte régression de ses sites de reproduction que sont les zones humides. Leur déclin a pour cause une pression anthropique toujours plus importante (urbanisation, endiguement du lit mineur, intensification de l’agriculture…), qui s’est avérée préjudiciable, non seulement pour le brochet, mais aussi pour la qualité de l’eau et de la biodiversité, et a également accentué la vulnérabilité de nos territoires au risque d’inondation.

L’inventaire réalisé le long des 267 km de cours d’eau, que sont la Seine, la Marne, l’Yonne et le Loing, a permis de reconnaître 27 hectares de frayères à brochets sur le département de Seine-et- Marne. Cependant, l’évaluation de chaque site a mis en évidence que seulement 5,4 hectares étaient fonctionnels pour la reproduction du brochet. Le calcul d’une note globale pour chaque site à travers l’analyse de la fonctionnalité, la maîtrise du foncier et le degré d’investissement financier dans la restauration, a permis d’établir une hiérarchisation de chaque zone humide. Lors d’une analyse plus fine, il a été constaté des disparités entre les quatre axes, aussi bien en termes de surface fonctionnelle, de continuité écologique, de type de site que de degré d’investissement dans la restauration du milieu.

À la suite de cette étude, un programme d’action pour chaque grand axe sera réalisé, à travers la mise en place de mesure de protection, la réalisation de travaux d’aménagement et / ou d’entretien, la mise en place de suivi… Ces actions pourront être intégrées dans les Plans de Gestion Piscicole des Associations de Pêche qui aspirent à s’engager dans ce type d’initiative, car l’implication reste l’un des meilleurs outils de sensibilisation.
Cela permettra, à terme, une amélioration de la qualité de l’eau et de la biodiversité, un moyen de lutte contre les inondations, ainsi qu’un effet bénéfique pour la pêche de loisir, sur ces quatre grands axes emblématique de la Seine-et Marne.

CETTE ETUDE EST CONSULTABLE PAR TOUS, SOUS LA FORME :